Posté le 21.05.2008 par toulonactu
[FON[SIZE=7]Journal des benêts (suite)
Dans tous les journaux : « La colère des pêcheurs prend de l’ampleur ». Les pêcheurs pleurent, les agriculteurs pleurent, tout les benêts pleurent. Mais je sui désolé, ça fait 5 ans que « La décroissance – casseurs de Pub » vous démontre par A+B que le pic du pétrole est atteint ; ça fait TRENTE ANS que Hans Jonas, Nixcholas Georgescu-Roegen, Jacques Ellul, René Dumont et combien d’autres vous ont prévenus, mais vous vous moquiez… et bien pleurez maintenant. Qu’on fait vos syndicats patronaux depuis ce temps pour vous inciter à vous préparer en investissant dans des moteurs mixtes ? Pourquoi ne vous êtes vous pas convertis au biocarburants ? Certes ils sont peu écologiques et doivent être cultivés avec parcimonie pour ne pas empiéter sur les cultures alimentaires ; exiger donc qu’ils vous soient réservés comme aux transports publiques au lieu de quémander perpétuellement des subventions !
De toutes façons il n’y a plus de poissons à cause de la pêche intensive, et vous n’avez jamais manifesté contre cette mondialisation et cette ultralibéralisation incohérente de l’économie, parce que les politiques nationaux et européens vendus à l’américanisation du monde, vous promettaient que vous alliez gagner gros. Ils vous ont bien eu , mais ne comptez pas sur moi pour vous plaindre ! Et enfin, les poissons vont pouvoir se reproduire en paix ! Inch Allah !
T=Times]
Annaba, auteur de "Proférations gnostiques" sur http://philippe.annaba.free.frIMAGEAMODIFIERIMAGEAMODIFIER
--
Posté le 16.05.2008 par toulonactu

Voici l'un des textes de mon nouveau recueil de poésie libre qu'on peut écouter avec d'autres sur http://philippe.annaba.free.fr rubrique "Proférations"
La Nature, si belle, si parfaite,
si minutieusement réglée,
aussi admirable que haïssable,
ne connaît ni Bien ni Mal,
même si la vie ne s’y alimente que de la mort.
La première activité du vivant, la prédation,
est inéluctablement liée à la nutrition.
Son aboutissement c’est la pourriture, la défécation.
Et il faut une sacrée dose d'inconscience,
d’endoctrinement et de conditionnement,
pour ignorer que la Terre,
dans une chaîne infernale et sans fin,
grouille d'êtres qui s'entre-dévorent.
À l’intérieur de cet insondable bourbier,
l’homme n’est doté d’aucun statut privilégié;
la vermine le ronge aussi profondément
que n’importe quel animal,
et sa science est inopérante
contre la mort inéluctable.
L’Intelligence Universelle,
dans sa grande Cohérence,
a imaginé le parasite, le virus et le cancer,
ainsi que leurs rôles
dans l’équilibre des choses.
Quoique nous inventions
pour changer le cours de la Nature,
nous ne serons encore que ses jouets,
que quelques-uns de ses infinis
et microscopiques rouages,
perdus dans l’immensité cosmique
d’une fantastique mécanique,
inconnaissable, inconcevable,
dont on ne peut rien dire,
sans faire preuve de la plus abyssale stupidité,
incapables que nous sommes
de comprendre le Chaos,
de saisir par nos sens limités à dessein,
à la fois l’Un et le Tout,
seulement perceptibles dans l’illumination .
Malgré nos religions, nos idéologies, nos prétentions,
nous ne pouvons nous échapper de ce monde
qui nous semble se foutre du monde.
L’homme prétend aimer la vie mais il refuse
d’admettre la cruauté des lois du vivant.
Un aveuglement programmé
pour la seule survie de ses gènes.
Celui qui a pénétré les mystères de la Gnose,
sait que pour lui, il est déjà trop tard ;
que naître est irréversible,
et que ne pas naître,
est la meilleure destinée possible.
Aucun dogme, aucun système,
aucune science, aucun dieu,
n’est capable de transformer cette galère
en un paradis pour nos rejetons.
Notre enfer est une réalité
que n’importe qui pourrait décrire
dans les moindres détails
s’il avait des siècles devant lui.
Nos monumentales bibliothèques
ne représentent que le résumé succinct
de la misère humaine,
et de la vanité de l’existence.
Le paradis en revanche
n’est qu’un mot vide de sens.
Personne ne peut tenter de le décrire
sans paraître puéril.
Certains y voient un bordel divin
habité de top models soumis.
Quelle dérision !
Des rêveurs naïfs ont imaginé
dans leurs cerveaux de messianistes,
embrumés de vapeurs d’absinthe,
un monde sans exploitation de l'homme par l'homme.
C’est comme inventer une vie
affranchie de ses fonctions organiques.
En voulant réaliser cette utopie,
des sauveurs de l’humanité,
ont généré des calamités
dépassant toutes les tyrannies
de leurs prédécesseurs réunis.
Le monde des hommes ne présente
que des manifestations diaboliques,
en tous lieux et en tous temps.
Si la nature est cruelle,
si elle respire le meurtre,
si elle ne se repaît que de sang,
seul l’homme est capable
de l’immonde et de l’abjecte.
Seul l’homme peut enchaîner son enfant
à un métier à tisser ou le prostituer,
pour soi-disant survivre…
Il vaut mieux mourir de faim
que de mettre au monde l’innocence,
pour l’étouffer dans la souffrance.
Quelle Inexcusable Faute !
La pauvreté, est une circonstance aggravante
et les religions, ces charognards de la misère,
ne sont que les artisans de la mort.
Les humanitaristes ne seront crédibles,
que lorsqu’ils distribueront aux affamés,
autant de préservatifs et de contraceptifs,
que de sacs de riz !
ANNABA
Posté le 13.05.2008 par toulonactu
[FONT=Times][SIZE=7]IMAGEAMODIFIER
Des benêts gouvernés par des benêts.IMAGEAMODIFIER
Dans « Le Monde » du 2 mai dernier, quatre anciens ministres de l’agriculture de droite et de gauche (Pierre Méhaignerie, Henri Nallet, Michel Rocard et Philippe Vasseur), signent un article sur « … la concurrence débridée responsable de la crise de la faim. »
Bien que le mot ne soit jamais employé, il est clair que pour eux, la cause de nos malheurs et surtout des problèmes des pays les plus pauvres, est la Mondialisation… qu’ils ont eux-mêmes défendu lorsqu’ils étaient ministres. Une Mondialisation qui fait en effet que «les prix des transactions s’établissent sur des coûts de production des produits les plus compétitifs […] à ce prix, aucun paysan producteur de cultures vivrières en développement ne peut résister à la concurrence des céréales importées. Il abandonne la production et part grossir la foule des urbains pauvres ». C’est ce qu’expliquaient déjà les professeurs de sciences économiques dans les facultés, il y a trente ans, avant que de nouveaux enseignants, des journalistes, ignorants, hypnotisés par les lobbies américains et leur fameuse « Economie Monde », en fait l’Economie des Financiers, fassent croire aux benêts que la Mondialisation était inéluctable et qu’elle allait apporter le bonheur sur toute la planète. Les benêts se sont en effet réjouis d’acheter des masses de produits de moins en moins cher. Plus ces produits, fabriqués dans des pays où la main d’œuvre était mal payée, sans syndicat, aux conditions de travail innommables, étaient importés avec des droits de douane quasiment inexistants grâce à l’OMC, plus les délocalisations sévissaient en France, plus le chômage augmentait, plus l’Etat s’endettait, et plus nos ministres étaient contents d’eux. Mais ce n’est pas de leur faute : « Les grandes institutions internationales […] ont contribué au cours des années 1980 et 1990, à rendre impossible dans les pays pauvres [le développement agricole] en les mettant à la merci d’un marché inaccessible et déloyal ». Alors pourquoi ces ministres disaient-ils que ces organismes (OMC, FMI etc.) étaient là justement pour maîtriser d’éventuels effets pervers de la Mondialisation ?
« L’avenir alimentaire de l’humanité […] ne peut pas être laissé aux seuls soins du marché, des surplus du Nord et des bonnes opérations des spéculateurs. Il faut qu’il soit l’affaire des paysans du Sud ». Il est bien temps, messieurs les ministres ; pourtant, c’est exactement ce que disaient dès les années 1970 de nombreux spécialistes comme René Dumont, Hans Jonas, Jacques Ellul, Nicholas Georgescu-Roegen, dont vous vous êtes bien moqués du haut de votre prétentieuse fonction ; c’est également ce que Pierre Rabhi ne cesse de crier dans le désert médiatique où ne souffle que le vent des mensonges, en toute impunité.
« Les grands pays producteurs du Nord pourront à leur tour modifier radicalement leurs politiques agricoles dans le sens exigé par l’opinion publique : plus de qualité et moins de pollution consécutive au grand mouvement d’intensification qui a permis à la fois la libération des marchés et la baisse des prix. »
L’« opinion publique », messieurs les ministres, vous ne l’écoutez que quand ça vous arrange et quand vous la créez vous-mêmes. Ce n’est pas elle, mais les lobbies de la chimie internationale qui ont lancé ce « grand mouvement d’intensification », c’est-à-dire, osez l’écrire : remembrements, suppression des petites exploitations et intensification des cultures avec tant et tant d’engrais chimiques et de pesticides, que la France en est le premier utilisateur européen !
Et vous finissez avec une de ces formules hypocrites dont vous avez le secret, qui ne veut rien dire et qui ne vous lave pas de vos erreurs passées : « La présidence française de l’Union sera une occasion de placer l’Europe au premier rang de cette belle bataille pour l’humanité ». Avec cinquante ans de retard, avec des terres qui ne sont même plus arables, tant elles sont gorgées d’engrais et de pesticides qu’on ne peut plus rien en tirer sans y ajouter encore et encore cette bouillie du Diable dont vous avez été les meilleurs VRP.
Lire le chapitre : Du « principe responsabilité » à la « décroissance », dans mon livre « Bienheureux les enfants de la Mère » aux Editions Les Presses du Midi et sur http://philippe.annaba.free.fr
Posté le 10.05.2008 par toulonactu
[FONT=Times][SIZE=7]IMAGEAMODIFIER
Depuis plus de dix ans, chaque jour dans le journalIMAGEAMODIFIER, une page sur les délocalisations. Selon « Aujourd’hui en France du 29/04/2008, la direction de Peugeot Motocycle, dernier fabricant français de scooters installé à Mandeure dans le Doubs et à Dannemarie (Haut-Rhin), a proposé à ses salariés de renoncer aux « 35 heures » contre la non fermeture des usines. Depuis le temps que les délocalisations transforment le pays en désert industriel, les benêts, si prompt à descendre dans la rue pour défendre des clandestins ou des délinquants, n’ont jamais eu l’idée de manifester en masse pour forcer les gouvernements à instaurer une taxe sur ces produits délocalisés. Les politiques, valets des multinationales endorment les benêts avec des discours sur les contraintes de la mondialisation alors que c’est eux-mêmes qui ont ouvert toutes les portes. Seul le système économique absurde de l’ultralibéralisme est responsable de la déstructuration des économies européennes et aucune fatalité économique. Les benêts de droite comme de gauche, acceptent les diktats de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). « Et qu’est-ce que l’OMC ? Un organisme dont le but est de faciliter le libre-échange dans le monde par la suppression de tous les obstacles possibles. C’est l’instrument de l’ultralibéralisme au plan planétaire. Un organisme manipulé par les lobbies financiers et les multinationales, c’est-à-dire par des gens très puissants, qui ne sont ni choisis ni élus par les populations qui subissent leurs dictats. » (Bienheureux les enfants de la Mère, page 250). Pendant ce temps là on demande aux benêts de verser leur obole encore et encore pour venir au secours de ceux qui ont faim (journal du 26 avril où la Croix-Rouge Française avoue ne plus y arriver, tellement il y a de nécessiteux !).
Les journalistes benêts en 2007 faisaient des reportages et des magasines encensant les biocarburants et le Brésil qui montrait l’exemple. Aujourd’hui la presse met un bémol à cette activité qui pose plus de problèmes qu’elle n’en résout, comme le précisaient depuis longtemps « Le Monde Diplomatique », « La Décroissance » et votre serviteur dans « Bienheureux les enfants de la Mère », page 256.
Dans Thalassa du 9 mai, un bon reportage sur les élevages de saumons sur les côtes de la Patagonie, les dégâts irréparables pour l’environnement et les dangers pour notre santé. Mais les benêts suivent plutôt les feuilletons américains, et même parmi les téléspectateurs qui l’ont regardé, combien sont prêts à boycotter les poissons d’élevage : « pour faire un kilo de poisson, il faut quatre kilos de farine… de poisson, ainsi que du soja en provenance du Brésil, d’où transport, consommation de pétrole et pollution. » (Bienheureux les enfants de la Mère, page 261).
Et que surtout les benêts ne me disent pas : comment va-t-on alors nourrir la planète ? Parce que là il y a bien des supers tabous à démolir. On y reviendra, mais ce n’est pas la planète à s’adapter à l’homme, mais le contraire, bandes de benêts !
Journal du 26 avril : Le prince Albert II (en présence de Sarkozy), promet de poursuivre les aides et engagements liés à la lutte contre le réchauffement climatiques. A la télévision les journalistes benêts encensent le Prince Albert de Monaco pour son combat pour le développement durable, mais le lendemain il s’extasient avec les téléspectateurs aussi benêts qu’eux, sur le Grand prix de Formule 1 de Monaco.
Les benêts diront « Je ne savais pas ». Le reportage intitulé « Le monde selon Monsanto » diffusé sur Arte le 11 mars 2008, a été regardé par 1,4 million de téléspectateurs contre 8 millions pour « Les experts de Miami », feuilleton américain, et 4 millions pour « Pékin Express » sur la Six. Les benêts sont responsables de ce qu’ils regardent, et leurs enfants les haïront de ne pas avoir été assez vigilants.
Si vous en voulez encore, si vous ne voulez pas crever benêts, écoutez les « Proférations cyniques et gnostiques » sur le site http://philippe.annaba.free.fr
Posté le 02.05.2008 par toulonactu
[FONT=Courier][SIZE=7]Après la guerre à l’Irak, la guerre à l’Iran ?
Suite de l’extrait de Marianne 2 (site du magazine)
La France, caniche des puissants ou voix des opprimés?
Par Edouard Husson, historien, qui considère la France à une fourche de son histoire. Soit elle saura s'émanciper de la suprématie américaine et proposer un nouvel ordre mondial, soit elle perdra ses idéaux et son libre-arbitre à suivre sans courage les USA.
Il se peut que l'Iran ait franchi, mardi 29 avril 2008, le point de non-retour du point de vue américain. Un haut fonctionnaire du Ministère iranien du Pétrole a annoncé que désormais son pays ne facturerait plus aucune transaction pétrolière en dollars, uniquement en euros ou en yens . L'Irak a été détruit pour avoir fait une annonce du même type en 2000. La question de la défense d'Israël ou celle des armes de destruction massive pèsent peu, aux yeux des Américains, à côté de la seule garantie matérielle subsistante d'un dollar toujours plus dévalué. L'Iran est le deuxième pays producteur de l'OPEP et les Américains, en pleine crise financière, se sentiront particulièrement menacés par un adversaire qui sait où sont leurs points vulnérables. Il n'est pas étonnant qu'on recommence à parler d'une attaque américaine contre l'Iran à l'été.
Si les Américains déclenchaient un conflit contre l'Iran, on basculerait définitivement dans un autre monde, vingt ans après la chute du Mur de Berlin. La communauté des nations se polariserait définitivement entre ceux qui accompagneraient les Etats-Unis dans une folle tentative de maintenir leur mainmise impériale et ceux qui se coaliseraient pour faire émerger un nouvel équilibre mondial. De quel côté la France se situerait-elle? Si l'on en croit l'attitude du président Sarkozy depuis son arrivée au pouvoir, la France choisirait les Etats-Unis, au risque de perdre la confiance de tous ceux qui attendent qu'elle élève la voix pour tracer les contours d'un ordre international fondé sur la justice et la paix - ce que Jaurès et de Gaulle ont su faire, chacun à leur époque.
La France sera-t-elle réduite à l'insignifiance?
Espérons que le pire sera évité dans les mois qui nous séparent de l'élection américaine; que George W. Bush ne choisira pas la fuite en avant, à la fois pour sortir de la crise monétaire et financière très grave dans laquelle se trouve son pays, pour rester dans l'histoire comme un «nouveau Churchill» et pour influencer le vote de ses compatriotes. Cependant, même en l'absence d'une nouvelle guerre, la France se trouve à la croisée des chemins. Continuera-t-elle à défendre le désordre international entretenu par l'Amérique impériale ou choisira-t-elle, conformément au meilleur de son histoire, de servir la paix, la liberté et la justice? La France choisira-t-elle d'entendre la voix des peuples, comme les démocraties latino-américaines, qui ont beaucoup moins d'atouts politiques, militaires, économiques qu'elle et qui pourtant osent défier pacifiquement le grand frère au Nord du continent? La France saisira-t-elle l'aspiration universelle à la paix qu'exprime par exemple le souhait de la Corée du Sud de mettre en oeuvre une détente (et peut-être une réunification) avec la Corée du Nord, rêve régulièrement anéanti par les menaces américaines envers Pyongyang? La France négligera-t-elle d'entretenir l'espoir qu'avait suscité sa courageuse prise de position sur le conflit irakien au début de l'année 2003? Si tel était le cas, notre pays se réduirait à l'insignifiance - ce qu'exprime déjà la signature du traité de Lisbonne ou la rentrée dans le commandement intégré de l'OTAN.
Mission: proposer un autre ordre mondial
Des aspirations multiples s'expriment dans le monde, qui témoignent de ce que, vingt ans après la fin de la guerre froide, le monde voudrait enfin recueillir les «dividendes de la paix» dont les prive le «nouvel ordre international» proclamé par George Bush père et accompli par le fils. Cependant, des phénomènes comme le néomarxisme altermondialiste, l'émotionalité du débat qui entoure la répression au Tibet, l'impuissance face aux massacres du Darfour ou le fondamentalisme islamique montrent bien les impasses dans lesquelles la puissance impériale peut espérer adroitement enfermer ses adversaires. Ce serait à un pays comme la France, situé au coeur du monde occidental, de proposer les contours d'une nouvelle communauté internationale au sein de laquelle on ait tiré les conclusions des erreurs passées:
1. Il ne peut pas avoir d'autre économie que celle respectant les lois du marché et la liberté du commerce international. La France doit plaider pour un libéralisme authentique et ses esprits les plus lucides cesser d'appeler "néo-libéralisme" ce qui est un impérialisme anarcho-capitaliste. Non, les Etats-Unis ne pratiquent pas le libéralisme; ils pratiquent un keynésianisme militaire au service d'une minorité de puissants qui espère profiter de la destruction de toutes les frontières pour faire main basse sur les richesses de la planète. Pour contrer cette politique, qui est le contraire du libéralisme, l y a urgence à refonder le système monétaire international sur un étalon impartial. Le dollar, l'euro, le yen doivent être émis en référence à une valeur intangible dans un système de changes fixes. D'autre part, il ne peut y avoir liberté du commerce qu'entre pays de développement équivalent. Le prochain gouvernement français devra avoir le courage d'affronter les multinationales en établissant, au besoin sans les partenaires européens, des taxes sur les produits importés des pays à très bas salaire. Enfin la France devrait plaider pour le droit des pays souverains à exploiter eux-mêmes les ressources de leur sous-sol. C'est la condition d'un développement équilibré et la base d'un libéralisme authentique. La France devra montrer l'exemple en l'occurrence: signer des accords pétroliers équitables; inclure la question de l'accès aux matières premières dans tout plan de paix pour le Darfour etc...
2. Il faut étendre le principe de la charte de Paris (processus d'Helsinki), qui a rendu possible la fin de la guerre froide en Europe, à l'ensemble des relations internationales. C'est-à-dire que les frontières actuelles des Etats doivent être déclarées inviolables; elles ne peuvent être modifiées qu'au terme d'un processus démocratique; encore faut-il tenir compte d'échecs dramatiques comme l'éclatement de la Yougoslavie: on doit tendre à la fois à l'intangibilité absolue des frontières et au renforcement de la démocratie en leur sein; les droits de l'individu doivent définitivement être préférés à ceux des minorités. Pour le succès d'une telle politique, il faut à la fois obtenir des dictateurs qu'ils s'engagent (comme les dirigeants soviétiques en 1975) à respecter les droits de l'homme et que l'Occident renonce au «droit d'ingérence», qui a doublement échoué - l'expérience montre que l'ingérence aggrave la situation des pays concernés et elle n'est exercée que dans les petits pays, tandis que l'on tolère les exactions des puissances contre leurs minorités, renforçant le sentiment, universel, que l'Occident pratique un double langage.
3. La France, puissance nucléaire, est crédible si elle encourage au désarmement. Elle peut montrer l'exemple. Elle sera crédible si elle demande à Israël de jouer cartes sur tables et de révéler publiquement qu'il possède l'arme atomique, forçant ainsi l'Iran à dévoiler son propre jeu. D'une manière générale, la France peut, aidée de la Chine avec qui elle partage la rationalité dans le développement de l'arme atomique (dissuasion du faible au fort, refus de l'empilement des armes au-delà de ce qui est nécessaire pour garantir l'invulnérabilité du pays) et d'une Russie qui s'est ruinée dans la course aux armements des années 1960-1985, aider à mettre fin à la prolifération nucléaire, qui est largement le produit de la peur inspirée par les Etats-Unis (et de leur nouvelle doctrine de l'emploi éventuel d'armes nucléaires tactiques).
4. La France doit combattre pour le multilinguisme, en particulier dans les organisations internationales. J'ai fait l'expérience, récemment, d'une conférence internationale en Corée du Sud, où nos hôtes saisissaient la moindre occasion de parler une autre langue que l'anglais: l'allemand ou le russe en particulier. Pour notre pays, il ne s'agit pas seulement de défendre la langue française. Il faut défendre d'autres langues que l'anglais dans les relations internationales. La France jouerait sans doute un coup gagnant dans l'Union européenne et dans le monde si elle encourageait à l'utilisation de l'espagnol - une langue européenne, qui a tant contribué à la culture occidentale, qui est celle d'un sous-continent, et qui est de plus en plus parlée aux Etats-Unis - à côté de l'anglais dans les relations internationales.
Combattre pour la justice
La diffusion de la démocratie, l'économie de marché, la liberté du commerce, ne peuvent s'établir que dans la paix. Le continent latino-américain ravagé par les guerillas, l'Afrique victime de toutes les convoitises des puissances, l'Asie ravagée par les impérialismes et les dictatures totalitaires au XXè siècle, le Proche-Orient compliqué, l'Europe marquée dans sa chair par deux guerres mondiales n'aspirent qu'à une chose: la pacification des relations internationales et le développement économique dans la diversité culturelle. La France, puissance moyenne, qui ne sera (plus) jamais gagnante dans la surenchère impériale, n'a qu'une seule carte à jouer: refuser d'être plus longtemps le caniche des puissants, se faire la voix des opprimés - non pour les encourager à des révoltes stériles mais pour l'avènement d'un nouveau concert des nations. «La France n'est écoutée et puissante que lorsqu'elle combat pour la justice» aimait à dire Jaurès.
Vendredi 02 Mai 2008 - 07:59
Edouard Husson
http://philppe.annaba.free.frIMAGEAMODIFIERIMAGEAMODIFIER
Posté le 30.04.2008 par toulonactu

[SIZE=7] Extrait du Magazine Marianne
Sarkozy incapable de tourner la page du dollar
Par Edouard Husson, historien, qui voit dans l'histoire monétaire française, a fortiori dans les volontés du président, une incapacité à sortir du «système dollar» alors que la réalité devrait nous pousser à se tourner vers les nouveaux grands: Russie, Chine, Japon...
Le 4 février 1965, le général de Gaulle prononça ce qui fut sans doute l'appel le plus important de sa présidence - et l'un des moins compris. Il attira l'attention du monde sur les dysfonctionnements de l'économie mondiale qu'allait bientôt entraîner le système monétaire international tel qu'il avait été conçu à Bretton Woods. Disposant de la seule monnaie convertible en or, monnaie dont ils avaient fait un moyen de réserve international, les Etats-Unis pouvaient s'endetter à volonté puisque le reste de l'économie mondiale avait besoin de dollars pour garantir sa propre fabrication de monnaie. En fait, comme le montrait De Gaulle, qui avait parfaitement intégré les leçons de Jacques Rueff, on avait passé le point d'équilibre: la quantité de dollars en circulation dans le monde était déjà telle que la monnaie américaine se dévaluait de fait. Il fallait refaire de l'or, disait-il, le point d'ancrage du système monétaire international.
De Gaulle, seuls contre tous, à gauche comme à droite
Que ne s'est-on payé la tête de De Gaulle à l'époque! Sa conférence de presse fut la première d'une série d'analyses lucides de l'état du monde (les discours de Phnom Penh, de Montréal, de la conférence de presse sur la Guerre des Six jours), qui se révélèrent toutes prophétiques, mais qui coupèrent progressivement l'ancien chef de la Résistance française des faiseurs d'opinion, puis ébranlèrent la confiance d'une partie des Français. Le mythe d'un président trop vieux se répandit, complaisamment entretenu par la presse anglo-américaine. Pensez-vous, De Gaulle croyait encore à ces vieilles lunes, il n'avait pas lu Keynes, le pourfendeur de la «relique barbare», l'or! Personne ne suivit le président français, ni ne comprit la portée de ses avertissements.
C'était l'officier de la Première Guerre mondiale qui comprenait comment les Américains entretenaient, au Vietnam ou dans la multiplication des missiles intercontinentaux, l'esprit de la Guerre froide - grâce à une fabrication potentiellement illimitée de dollars, pourvu que le «monde libre» marche dans la combine. Et tout cela afin de doper, par un «keynésianisme militaire», leur économie soumise à toujours plus rude concurrence (européenne dans les années 1960, asiatique depuis les années 1970). A l'opposé, les soixante-huitards pacifistes sont devenus, avec les années et malgré leur slogan «Faites l'amour, pas la guerre», les garants du système américano-centré. Dans les années 1980, ils ont découvert l'argent facile mis par les Etats-Unis à la disposition du reste du monde, et ont vite oublié leur vieille détestation de l'impérialisme américain. Ils ont toléré, puis encouragé, un système international où le pétrole a remplacé l'or comme garantie matérielle du dollar, ce qui conduit les Etats-Unis a défendre toujours plus agressivement le contrôle qu'ils exercent sur les approvisionnements pétroliers - au risque d'embraser le Moyen-Orient. Ils ont participé toujours plus activement à l'accaparement toujours plus frénétique par une minorité d'individus toujours plus voraces d'un dollar-papier toujours plus dévalué et des produits financiers fondés sur lui à la valeur toujours plus hypothétique. Il n'y a pas d'autre explication sérieuse à la croissance des inégalités dans le monde.
La prise en otage des économies par le dollar
Si l'esprit européen avait été une réalité à la fin des années 1960, les membres du Marché commun auraient fait bloc derrière De Gaulle et exigé des Etats-Unis qu'ils remettent de l'ordre dans leurs finances et qu'ils adhèrent sérieusement à l'esprit de détente. Mais les Etats-Unis n'eurent rien à craindre: on se moqua de De Gaulle, on se réjouit de son départ. Personne ne s'opposa au coup d'état monétaire d'août 1971, lorsque Nixon annonça que les Etats-Unis n'honoreraient plus la convertibilité en or du dollar - le président Pompidou et son ministre des Finances Giscard capitulèrent comme les autres Européens. Et depuis plus de trente ans, le monde a dû subir un système monétaire international pervers où les déficits américains servent à financer la croissance monétaire mondiale, où les Etats-Unis drainent jusqu'aux trois quarts de l'épargne mondiale. Car lorsque l'on a des dollars-papiers toujours plus nombreux - et donc valant en réalité toujours moins - on n'a guère d'autre perspective que de les replacer aux Etats-Unis en espérant que la force de travail des Américains, leur ingéniosité financière et leurs dépenses de défense en maintiendront la valeur.
Un système américano-centré tenu par la peur de l'effondrement
Il y avait quelque chose de pathétique dans l'opposition, en 2003, de Jacques Chirac et Dominique de Villepin à la guerre en Irak. Ils étaient lucides politiquement, mais incapables de comprendre l'envers du décor. Les pays, toujours plus nombreux, qui à la suite de la France et de l'Allemagne, se sont opposés à la guerre, ne semblaient pas voir que c'était la communauté internationale qui donnait, malgré ses critiques, aux Etats-Unis les moyens de financer leur appareil de défense et la guerre. Comment les Etats-Unis peuvent-ils dépenser 50 milliards de dollars par mois pour leur défense, quand ils ont besoin de la même somme, mensuellement, pour combler leurs déficits de toutes sortes? Parce que le reste du monde (épargnants européens, investisseurs des pays producteurs de pétrole, banques centrales asiatiques) continuent à couvrir ces déficits sans broncher depuis des années.
Ce que Chirac et Villepin dénonçaient n'était que la face émergée de l'iceberg. Mais leur combat venait au bon moment, malgré l'insuffisante compréhension des mécanismes en jeu. En effet, George W. Bush restera dans l'histoire comme le président qui aura poussé à bout les ressources du système mis en place par Nixon, au point de le détraquer. Durant les six premières années de sa présidence, la masse monétaire américaine, tous produits confondus, a augmenté de 20% par an - pour amortir le krach des actifs boursiers, entretenir la consommation américaine et financer les guerres américaines. Depuis le début de la crise des subprimes, on en est à au moins 5% par mois. C'est-à-dire que, sous notre ami W, la masse monétaire américaine aura historiquement triplé. Autant dire que les Etats-Unis ont détruit la monnaie de réserve internationale. Le système ne continue à tenir que parce que le reste du monde, à commencer par la Chine, ne veut pas voir s'évaporer en quelques jours d'immenses réserves en dollars sur lesquelles reposent le financement de son économie. Mais nul ne peut dire ce qui l'emportera, des forces de destruction inhérentes à la politique «néo-conservatrice» (quelle ironie dans cette auto-désignation!), ou des tentatives de stabilisation de la situation par les grands acteurs internationaux.
On saisit le contresens commis par Nicolas Sarkozy lorsqu'il veut resolidariser la France aux Etats-Unis au moment où il faudrait se concerter activement avec la Russie, la Chine, le Japon et les pays pétroliers pour poser les bases d'un système monétaire international assaini.
Retrouvez demain le second volet de l'analyse de la politique étrangère française, sur l'intéressant cas chinois, par Edouard Husson.
Mercredi 30 Avril 2008 - 00:20
Edouard Husson
P.S. d’Annaba pour ceux qui n’ont pas le temps de lire entre les lignes du « Monde » : Les Etats-Unis ont fait la guerre à l’Irak parce que Saddam Hussein avait décidé de vendre son pétrole contre des euros et non plus contre des dollars. C’est la véritable cause de sa mort et de cette hécatombe. Les Etats-Unis savaient que les échanges internationaux en euros auraient fait boule de neige et ça aurait été une catastrophe pour eux.
http://philippe.annaba.free.fr[/SIZE]
Posté le 23.03.2008 par toulonactu
NATHALIE CARDONE n’a pas choisi le bon moment pour chanter Che Guevara (Hastas Siempre commandante)
Extrait du site CritiquesLibres.com
Dans son livre décapant, « La face cachée du Che » ( Editions Buchet Chastel), l’écrivain et journaliste cubain, Jacobo Machover raconte la véritable histoire du révolutionnaire. On y découvre un fils de famille très aisé et militant stalinien sans état d’âme, partie prenante d’un système totalitaire sanglant. C’était un aventurier sans cœur, qui fut à la fois l’instrument de Castro et sa victime. Avec lui, Castro rejoua la pièce Staline-Trotsky avec Guevara dans le rôle du sanguinaire barbichu patron de l’armée rouge et responsable de massacres sans nombre.
Guevara avait coutume de dire : « Ne faîtes pas traîner les procès. Les preuves sont secondaires », paroles que n’auraient pas reniées un Fouquier-Tinville de la pire espèce.
« En différentes occasions, le Che venait voir les exécutions à l’improviste. Il montait sur le mur. Ce n’était pas difficile car il y avait un escalier. Il se couchait sur le dos en fumant un havane et en regardant les exécutions… »
« J’ai vu un homme qu’on allait fusiller. Il y avait trois poteaux cloués là, derrière les galeries des prisonniers. On l’a attaché à l’un d’eux et lui a mis un bandeau sur les yeux. L’homme a commencé à implorer sa mère, à invoquer ses enfants, à se pisser et à se chier dessus. Un curé est alors arrivé. Je me suis demandé ce qu’il venait faire là, à côté de l’homme qui allait être fusillé. Je n’ai pas pu continuer à regarder. Je me suis retourné et je suis parti. Je n’ai pas vu le reste, j’ai juste entendu la décharge des fusils. » Le Che lui est resté et s’est régalé…
Quelques instructions données par Che Guevara pour les procès : « Ceci est une révolution. N’utilisez pas les méthodes légales bourgeoises, les preuves sont secondaires. Il faut agir par conviction. Il s’agit d’une bande de criminels et d’assassins… »
Voilà l’homme dont les posters trônent dans les chambres d’enfants, paradent sur les tee-shirts des jeunes et le régime toujours en vigueur dans la grande île. Merci, Monsieur Machover d’enfin rétablir la vérité sur ce triste individu.
Voir aussi le site desourcesure.com/guerreterrorisme/2007/10/
Et contre le livre de Machover voir bien sûr le site
www.humanité.fr/2007-10-11_Tribune-libre_La-Face-Cachee-Du-Che
Posté le 20.03.2008 par toulonactu
En France, les droits-de-l’hommistes traquent sans cesse sous les jupes, certes pas très propres, de notre démagocratie, tous ceux qui, souvent avec bon sens, souhaitent restaurer un minimum d’autorité. Mais leur silence est énorme, colossal, lourd comme un milliard de chapes de plomb, sur les crimes, les tortures, les viols, les destructions, en un mot sur le génocide des Tibétains* par les des Chinois depuis plus de cinquante
ans, pas un mot non plus sur le génocide des chrétiens noirs du sud du Soudan depuis vingt ans, et celui des musulmans noirs au Darfour plus récemment. Sans compter bien sûr les victimes innombrables du néo-colonialisme en Afrique, sacrifiées pour que les Occidentaux puissent continuer à se repaître de leur confort superfétatoire, grâce au pétrole, aux diamants, au cuivres et autres matières premières, convoitées maintenant par la Chine, ce qui ne va pas tarder à engendrer encore guerres et dévastations, exodes, masses de réfugiés errants, et du grain à moudre pour les ONG. Inch’Allah
* Les Tibétains étaient un peuple pacifique prônant depuis toujours la non-violence. Il faut dire qu’ils avaient peu d’ennemis, leur pays, à 5000 mètres d’altitude, était peu convoité, jusqu’à ce que la Chine, en guerre avec l’Inde, annexe ce pays pour des raison de stratégie militaire. Le Tibet a été envahi sans grande résistance. C’était l’époque des « gardes rouges » et les monastères ont été pour la plupart rasés, les bibliothèques renfermant de nombreux textes religieux datant de plusieurs siècles ont été brûlées ; des nonnes violées, des moines fusillés. Ce fut l’exode de la presque totalité de la population (des bouddhistes) vers l’Inde. Afin de régler le problème tibétain par une Solution Finale, la Chine, se mit alors à organiser une migration massive de Chinois vers le Tibet, afin d’y être majoritaire ; le coup de grâce par le nombre . Cela ne se fit pas sans difficulté, puisque la vie au Tibet est très dure pour ceux qui ne sont pas habitués au climat et surtout à l’altitude élevée ; mais évidemment les Chinois désignés n’avaient pas la possibilité de refuser. Grand merci à la démocratie occidentale des tartufes… Ils ne pourront éviter leur Karma :
« Nulle part dans les airs, ni au milieu des océans, ni au fond d’une profonde grotte, il n’existe un endroit où l’homme puisse échapper aux conséquences de ses actions ». Le Dhammapada.
http://philippe.annaba.free.fr
Posté le 13.03.2008 par toulonactu
Le Tibet et les Jeux Olympiques de Pékin :
Spielberg a refusé d’être le conseiller artistique des JO de Pékin, parce que la Chine soutiendrait le gouvernement Soudanais au Darfour. Pourtant jamais, ni lui ni les droitsdelhommistes qui en parole font semblant de s’élever contre les atteintes aux « droits de l’homme » en Chine, ne rappellent que depuis 60 ans les Tibétains sont envahis, colonisés, qu’ils ont été torturés, tués, la plupart de leurs temples rasés, leur religion et leur traditions interdites, et qu’aujourd’hui encore ils sont victime d’une répression intolérable, dont la presse ne parle jamais. Pourtant les consommateurs occidentaux ont le pouvoir de changer les choses, puisque la moitié des produits qu’ils consomment viennent de Chine. Pourquoi les médias pleurent en cœur sur certains et jamais sur d’autres ?
http://philippe.annaba.free.fr
Posté le 28.02.2008 par toulonactu
[FONT=Times][SIZE=7]IMAGEAMODIFIER
Les benêts font bouger la France. Sur France 2IMAGEAMODIFIER, le 27 février : « Ils font bouger la France ».
Et ils la précipitent dans le mur. « En pleine baisse du pouvoir d’achat, chacun se précipite vers le "low-cost" ». C’est bien pourquoi les entreprises, poussées par une idéologie du « laisser-faire » délocalisent à tout va, et les benêts marchent tous derrière, en achetant bien sûr des produits fabriqués très loin, "c’est bête de payer plus cher", sans respect de l’environnement ni des conditions de travail. Sans compter le gaspillage du pétrole pour le transport. C’est chacun pour soi et le Dieu Fric pas vraiment pour tous. Mais demain, ces benêts, qui auraient tort de se gêner puisque l’Etat « laisse-faire », manifesteront dans la rue contre les fermetures d’usines et les licenciements, ce qui est une preuve d’aveuglement, puisqu’à force de se précipiter sur tout ce qui vient de l’étranger (demain des voitures fabriquées en Inde à des prix jamais vus), il n’y aura bientôt plus aucune production française. Un pays ne peut vivre qu’avec le travail de la fonction publique et des services. Plus de 60% des produits consommés en France sont importés. Plus il y a de délocalisations, moins il y a de salariés payant des cotisations sociales, moins les caisses de chômage, maladie et retraite sont alimentées ; plus il faut rogner sur les droits sociaux. La mondialisation est en fait la bidonvilisation du monde. Les défenseurs de la mondialisation, ne parlent que d’Airbus, du TGV et d’ITR. Des produits de haute technicité que nous exportons certes, mais le plus souvent à perte, avec également transfert de technologie. Mais surtout ce n’est pas le petit nombre des salariés de ces entreprises qui peut compenser les millions de licenciements qui ont eu lieu en France depuis vingt ans. La France est déjà un pays en voie de sous-développement. À ce rythme, dans dix ans c’est la guerre civile. Il suffirait de mettre des taxes sur les produits en provenance de l’étranger, surtout sur ceux qui ne sont pas de première nécessité, mais l’OMC l’interdit. L’OMC qui n’a été élue par personne, qui ne représente que les multinationales et qui fait la loi du commerce dans le monde pour le meilleur profit de la Finance.
Vive le « low-cost » ! Allez-y les benêts !
http://philippe.annaba.free.fr